fr.news

Mauvais ennemi : le cardinal Müller contre les "traditionalistes infertiles"

Le cardinal Gerhard Müller s'exprime dans le journal Die Tagespost du 4 décembre sur le 60e anniversaire de Vatican II. Il affirme que les débats sur l'interprétation du Concile ont considérablement façonné la foi de nombreux catholiques depuis les années 1960 [alors qu'en réalité, les catholiques ont tout simplement disparu].
Le cardinal note que les approches "traditionalistes" et "progressistes" peuvent toutes deux mal interpréter le Concile : les premières veulent aller derrière le Concile, tandis que les secondes cherchent à le dépasser.
Il affirme que le Concile lui-même fait la distinction entre la substance immuable de la doctrine catholique, de la liturgie et de la constitution de l'Église, et les formes "changeantes" de l'expression ou de la pratique liturgique.
Selon lui, tant le "conservatisme stérile" que le modernisme infondé méconnaissent cette distinction.
En outre, le cardinal Müller considère que les débats sur la question de savoir si le Concile était "…Plus

6987
Michel Jorrot

Il n'a pas tort, au final. Les deux approches sont extrémistes, et en ce sens ne valent pas mieux l'une que l'autre. Il suffit de s'imprégner en toute objectivité des textes de V2, sans vouloir tordre les mots, et de les mettre en pratique : sans s'agripper maladivement à ce qui se faisait avant, et sans vouloir non plus aller plus vite que l'Eglise.

Etienne bis

@Michel Jorrot
Sauf que, en toute hypocrisie, les changements radicaux ont été perpétrés dans les années qui ont suivi Vatican 2.
Et ce, très souvent en contradiction connue, volontaire, par rapport aux textes.

Michel Jorrot

@Etienne bis D'où la nécessité absolue de revenir aux sources, de s'aligner sur les textes originaux de V2. Le suel tort qu'a eu ce Concile, c'est d'arriver dans la plus mauvaise période, celle des grands chambardements dans tous les domaines. De ce fait, les très nombreux bas du front (dont le clergé est plus que rempli !), ont tout de suite interprété V2 comme ils l'entendaient, en toute hypocrisie comme vous dites, et sont partis bille en tête, se réclamant frauduleusement de V2, pour imposer leurs aberrations. Tout ceci a engendré un mal inouï dans l'Eglise, dont on subit encore les conséquences 60 ans après (car les révolutionnaires de mai 68 sont encore assez présents, même s'ils approchent des 80 ans, et toujours pas descendus de leurs barricades). Sans ce vent de folie, une mise en oeuvre sage et apaisée de V2 aurait donné de beaux fruits, comme on peut l'observer en voyageant à travers le monde dans les pays qui n'ont pas connu cette folie soixante-huitarde. Il n'y auarit pas eu non plus ce déchaînement de rébellion, où l'on a totu simplement jeté le bébé avec l'eau du bain (je parle des intégristes), en réagissant impulsivement avec la sensibilité au lieu de mettre en action la raison et l'intelligence.

steack

@Michel Jorrot a ecrit "V2 aurait donné de beaux fruits,"
Or voici ce que V2 dit des fausses religions qui menent en enfer :

"L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose...,"
Et voici comment JP2 a légitimement mis V2 en application Nostra aetate :

Franco Toscano

Même le cardinal Müller commence à dire n'importe quoi !

Etienne bis

La distinction entre doctrinal et pastoral, de fait, elle n'est pas évidente. Cependant, la qualité de "pastoral" dudit concile a été présentée avec insistance par plusieurs pontifes.
Faut bien, Monseigneur, que ces insistances-là signifient un petit quelque chose...